Eric Arsenault Architecture

01 Marzy gendarmerie

Gendarmerie

  • Localisation : Marzy (58)
  • Programme : administration : bureaux, chambres de sureté, garage, espaces techniques, patio logements : 17 logements individuels groupés (1T2, 4 T3, 8 T4, 1 T6), espaces extérieurs
  • Type projet : construction neuve
  • Surface : 2 800 m2
  • Coût : 4 014 000 € HT
  • Maitre d'ouvrage : Commune de Marzy
  • Livraison : concours 2014
  • Photos : Julien Bruno-Mattiet
Organisation générale

Un seul bâtiment réunit ici toutes les fonctions de service de la gendarmerie : accueil, administration, pôle judiciaire, garage. Il en résulte un confort d’usage et un gain de place permettant de générer un parc central au cœur du projet pour les familles. Ce parc propose une transition entre l’espace de travail et les logements situés à proximité des champs. L’ensemble se réfère à la typologie de village avec une place (le parc) prolongeant un équipement public (l’espace de services) et d’où partent des petites rues (les venelles) vers les logements.

Le bâtiment administratif

Le bâtiment est une horizontale qui s’inscrit dans une pente. C’est un parallélépipède rectangle en béton teinté dans la masse surmonté d’une surtoiture à ossature bois.

L’ensemble a été conçu comme un outil venant répondre le mieux possible aux fonctions abritées : la surtoiture sert d’auvent aux entrées (ossature bois revêtue de panneaux en polycarbonate protégeant de la pluie et filtrant les UV sur le bois). Elle sert de brise soleil aux baies des bureaux par son ossature en lames de bois. Elle est une protection solaire pour le toit terrasse en créant une ombre portée permanente et ventilée au-dessus de l’étanchéité. Enfin c’est aussi un réflecteur de projecteurs de lumière la nuit avec un effet de toiture aérienne suspendue.

Les ouvertures (fenêtres) sont des fentes verticales de deux types de largeurs venant ponctuer aléatoirement la façade. Tous les bureaux collectifs comportent deux baies : l’ensemble du projet vit avec la lumière naturelle, tant en périphérie qu’en partie centrale.

A l’intérieur, l’ensemble des bureaux sont répartis autour d’un patio avec un cadre de travail fonctionnel baigné de lumière naturelle tout en préservant un petit espace extérieur de détente discret.

Les logements

Les logements sont regroupés par trois. Ils sont desservis par des venelles végétalisées qui définissent des espaces semi privés et qui marquent une progression vers les parties privatives, hors emprise visuelle du lieu de travail.

Les logements sont réalisés en briques de terre cuite au RDC et en ossature bois aux étages. Ce système permet une préfabrication des étages avec un gain de temps de deux à quatre mois sur la totalité du chantier.

  • Les logements bénéficient tous d’une double orientation Nord Sud,
  • les entrées, non frontales, se font par le Nord protégées par un auvent,
  • les séjours s’ouvrent au Sud, et donnent sur une terrasse ombragée (pergola) et vers un jardin privatif,
  • les logements bénéficient d’un garage personnel et d’une place dans la venelle ou devant leur garage La découpe des volumétries permet de générer des terrasses extérieures à l’abri des regards du voisin,
  • les chambres à l’étage surplombent des toits-terrasse végétalisés,
  • plusieurs éléments participent d’une continuité de traitement avec le bâtiment principal : les pergolas en bois, les baies verticales, les socles du RDC maçonnés puis surmontés d’une ossature bois.
Qualité environnementale

Le projet vise à entrer le mieux possible en relation avec le site sur lequel il s’implante. Il optimise un impact non négligeable relatif à la transformation d’une parcelle agricole en un espace construit.

Plusieurs thèmes majeurs, sans technologie lourde, sont développés, les uns interagissant avec les autres :

  • gestion des eaux pluviales : un système complet de gestion et de traitement des eaux pluviales est réalisé in situ. Les parties en toit terrasse des logements sont végétalisés, apportant inertie thermique et retenue des eaux de pluies. Le traitement au sol des venelles est perméable et permet une infiltration des eaux pluviales. Des noues paysagères (fossés filtrants plantés) recueillent l’ensemble du réseau pluvial et évite un rejet sur le réseau public,
  • végétalisation : un système de haies vives prolonge les séparations entre logements tout en laissant libre circulation en fond de parcelle. Les haies assurent également une séparation entre venelles et fonds de jardin. Une trentaine d’arbres sont plantés sur le projet (haute tige pour le parc, moyennes tiges le long des voies) et donnent de la fraicheur en été,
  • le contrôle solaire passif est présent sur tous les bâtiments et les enveloppes thermiques sont traitée de façon continue sol/mur/toit

Ces dispositions engendrent des gains de coûts et d’entretien sur les réseaux pluviaux, sur les moyens mécaniques de rafraîchissement, sur les dépenses en énergies primaires.